La KAZA est une petite Kaze Associative Zapatiste d'Alternatives citoyennes et artistiques centré sur les cultures du monde.
Un café associatif est pour nous un lieu dont le but n'est pas marchand mais social et culturel, une agora permanente où l'on peut refaire le monde autour d'un café équitable (zapatiste;) ou d'un thé bio avec ses amis ou devant une bonne lecture. Mais pourquoi se revendiquer zapatiste ?
Allez-vous rencontrer des gens cagoulés et armés parlant le maya couramment ? Quenini ! Vous trouverez simplement une famille d'amis qui revendiquent la solidarité entre les peuples et plus particulièrement celle avec les peuples natifs qui luttent depuis des siècles contre le pillage de leurs terres, l'exploitation de leurs parents, la misère de leur oubli dans l'histoire de l'humanité. La Résistance Zapatiste est simplement pour nous un modèle ethnopolitique d'écodéveloppement que nous mettons en pratique à travers nos projets d'Economie Sociale et Solidaire en Amazonie. Comment ?
Tout d'abord, il faut dire à tous ceux dont les parents écoutaient Franck Zappa que leurs parents n'étaient pas zapatistes. La résistance zapatiste a été une nécessité pour les indiens Maya du Chiapas pour préserver leurs terres et leur culture. Pour rappel, le zapatisme originel est un mouvement politique révolutionnaire du Mexique qui se fonde sur le plan de Ayala (1911), co-signé par Emiliano Zapata, qui revendique la restitution de territoires communaux aux populations indiennes qui en avaient été spoliées et diverses mesures tendant à faire respecter les propriétés collectives. L'Armée Zapatiste de Libération Nationale (formée en 1984) s'est révélée lors de son insurrection en 1994 pour l'autonomie des populations indigènes en mettant en avant l’esprit communautaire, la gestion collective, la revendication des identités, la défense de la nature, la libération des femmes et la solidarité internationale. A partir de fin 1994, elle instaure des communes autonomes autogérées dans le but de rendre leur fierté aux peuples indigènes.
Il va sans dire qu'il n'y aurait pas de résistance maya sans la solidarité internationale et les effort du pacifique subcommandante Marcos. De même, cette autonomie relative de leur économie (puisque soumis aux taxes nationales) ne pourrait exister sans l'existence du Commerce Equitable. On y vient , on y vient ;) Depuis 2008, les membres de l'association Kuzca voyagent en Amérique du Sud et constatent, 50 ans après le Che, que malgré une modernité apparente, la beauté des gens et la richesse de la biodiversité, l’indigeance indigène elle, n’a pas changé, ni dans les Andes ni en Amazonie. L’indien est toujours un pauvre paysan ou sauvage attardé ne méritant que le dédain.
Pourtant nous traversons les océans pour nous remplir de leurs cultures, de leur sagesse et de leur amour. Pourquoi ? Parce que nous sommes nous aussi des hommes de maïs.
Nos craintes, idéaux et nos valeurs sont les mêmes mais alors que nous nous reconnaissons comme écologistes nous les qualifient d’animistes. Ne serions-nous pas tous Pachamamistes ? N’avons-nous pas tous baignés dans les eaux de notre Mer. N’avons-nous pas tous besoin de la fertilité de la Terre ? Il n’est pas nécessaire d’exemplifié. Le mode de vie imposé par le capitalisme financier est destructeurs de celle qui nous porte, nous alimente et nous permet même de respirer. Car dans la cosmovision amérindienne, les arbres sont les cheveux de Pachama et Dieu qu’ils sentent bon !!
Alors voilà, en 2009 l’équipage de l’asso Kuzca a décidé de créer une coopérative internationale qui travaillerait exclusivement avec les communautés indigènes d’Amazonie et des Andes organisées en associations dans le cadre du commerce équitable. Mais il faut avoir plein de sous pour avoir un peu de sous et surtout un modèle économique de développement fiable pour tous les financeurs. Nous avons donc cherché à valoriser les cultures natives localement en créant un éco-festival des cultures natives et des alternatives (cf. l’écofestival Kuzca) Nous avons réussi le Défi Jeune et roule ma poule avec la mobilisation de nombreux artistes de Marseille, nous avons réalisé notre premier éco-festival en 2010 à Bras dans la Provence verte J
Puis nous avons obtenus une aide du FSE en 2011 qui nous a permis d’étudier la faisabilité du projet de la CAPAA. Nous sommes allés signer des conventions de partenariat dans le Rio Negro au Brésil après 4 ans de silence… Finalement, il s’est avéré que nous devions d’abord nous développés localement avant de prétendre nous développer internationalement(oui, logique) c’est-à-dire pouvoir rassembler des ressources financières (riches) et humaines (célèbres) susceptibles de porter le projet ici et là-bas, d’avoir une activité économique suffisamment stable et croissant pour amortir le cout des transports..etc. Ainsi vient la Kaza (aaah !) qui va nous permettre d’atteindre nos projets sociaux : sensibiliser aux alternatives citoyennes, écologiques et sociales ceux qui se sentent le moins concernés par ce délire de hippies naturistes (non, je ne caricature pas, je suis vraiment nu sous mon poncho) offrir un accès libre aux arts plastiques, aux arts du spectacle, de la musique, de la danse, du conte, du cirque. Pouvoir en apprendre certains, en découvrir d’autres ou approfondir avec des partenaires (le Kawawatei) Il en est de même pour les cours de langues étrangères proposés par des natifs (méditerranéens, américains et sud-américains) qui pourront ensuite être approfondis dans un laboratoire de langue (l’Hispam) qui met à disposition sa médiathèque multilingue ;) Et nous propose de découvrir le cinéma et la littérature sud-américaine de façon conviviale et en Version Originale ! Mais ce ne sont pas les ateliers, les cours, les stages, les spectacles qui vont nous enrichir, du moins pas financièrement le but étant précisément d’apporter une nouvelle ressource aux artistes et intervenants. C’est que vous veniez boire un petit thé bio, une tisane bienfaisante, ou un café équitable quand vous passez du M.Notre Dame du Mont au M.Castellane ou M.Baille que vous invitiez vos amis à boire une bonne bière artisanale avant d’assister à un concert en prix libre donc pas gratuit mais selon votre ressenti et votre porte-monnaie ou que vous vous vous aventuriez aux tapas-locas du week-end !! Nous sommes tous bénévoles et cumulons d’autres activités ou projets pro à coté la mienne est de développer les relations de commerce solidaire que nous avons mis en place avec les communautés, Satéré, Tikuna, Baniwa et Tukano dans l’Etat d’Amazonas et dans le Rio Negro en particulier. Notre étude de marché a révélé que l’artisanat indigène devait être soit très travaillé dans sa version authentique et donc difficilement planifiable (artisanat Yanomami, Munduruku…) soit adapté au public français, soit vendu dans des quantités énormes pour combler les marges nécessaire aux emplois qui viabilise l’activité... Deux activités écoresponsables permettent encore de travailler avec communautés et de financer des programmes de santé et d’éducation co-élaborés par les associations indigènes et les ONG mais ignorés par les gouverneurs successifs malgré des taux toujours croissants de suicide des jeunes, de prostitution infantile, d’alcoolisme et de mortalité élevés. Il s’agit de l’art- déco amazonien et des jus de fruits d’Amazonie. Cet été, avec votre soutien (et on espère, celui l’ESS institutionnel) nous pourrons proposer à Marseille d’authentiques « Jus de fruits d’Amazonie » en pulpe, à la brésilienne avec de la castanha, des fruits secs, du miel rouge liquide (amazonien) ou du dolce de leite, du guarana, de l’acerola, de l’açai, du copuaçu, et tant d’autres merveilles de la nature mélangées en cocktails au gingembre, au citron vert, de l’énergie pure, en smoothie, milkshake au lait de riz ou d’amande… Bref, un authentique bar à jus de fruits comme il n’en existe qu’à Genève, Londres et Paris. Grâce à la Kaza, nous pouvons rêver et grâce à vous, nous hommes de maïs, nous pouvons rêver ^^ ! merci (les poulettes de l’Equitable) merci (Christelle de Pangéa) merci (Hélene et Maristella de l’Hispam) et merci à tous les amis qui s’investissent (cf.liste bénévoles) et ceux qui nous encouragent de leur sourire et de leur présence joviales. On vous aime !